Marc Perelman
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Le but, sinon la visée, de cet ouvrage ressortit à une tentative de mise au jour d'une intelligibilité des rapports sociaux, politiques et idéologiques, historiquement institués entre le corps, l’architecture et la ville. Sans prétendre vouloir faire l’inventaire exhaustif des multiples associations, dépendances voire des unions, osmoses, fusions entre ces trois objets ou sphères de recherche, eux-mêmes inscrits dans une interrogation plus large sur l’espace et le temps, ce recueil de textes tente d’analyser les moments forts, les noyaux durs, les structures pérennes dont ils dépendent plus ou moins directement.
Quelle est la thèse centrale de cet ouvrage ? Elle est qu’au cœur des rapports réels, symboliques ou encore imaginaires établis entre le corps humain et l’espace, qu’il soit construit matériellement au moyen de l’architecture ou peint par le biais de fresques ou de tableaux, il est de fait question d’un puissant mouvement dont le corps est à l’origine et auquel la pensée sous le registre spéculatif de l’intuition, de l’anticipation, voire sur le modèle de la construction elle-même, lui est attachée.
Les différents chapitres de cet ouvrage soutiennent une interrogation sur la cristallisation d’une symbolique corporelle de l’architecture, la mise au jour de la projection du corps – des parties du corps ou du corps tout entier – dans l’architecture voire dans la ville, la réfraction de l’architecture dans le corps, enfin sur l’organisation de la ville perçue comme un gigantesque corps. Le développement de l’ouvrage cherche à montrer que l’organisation du corps, sa dynamique, son mouvement général dans la société occidentale participe de la structure de l’architecture autant que celle-ci le structure jusqu’à procéder à une forme d’amalgame voire de fusion entre eux.

464 pages
ISBN : 978-2-35088-086-0
Prix public : 35,00 €

« Engoncement des masses, béton souverain, disparition de l'ornement au profit du fonctionnel… » (Philosophie magazine) « En apparence décousu à la lecture des titres de chapitres qui passent d’une phénoménologie du corps, à la coupole de Brunelleschi, puis à la télévision en passant par le post-modernisme, cet ouvrage retrouve à la lecture un fil conducteur structuré autour du rapport intime du corps à l’espace […] » (Nathalie Simonnot, La Critique d'art)
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