Marc Perelman
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Le corps est partout. Il est la substance même de notre existence puisque c’est par lui que nous vivons et mourons. Mais paradoxalement bien peu d’analyses tentent d’en rendre compte. Les textes ici rassemblés constituent – par leur diversité et leur originalité – un exemple de la richesse des approches possibles : du corps médicalisé au corps cadavre, du corps productif au sport productif, partout un certain regard découpe des aspects de la corporéité et en occulte d’autres. Lieu de la jouissance, mais aussi de la souffrance, cible privilégiée de l’oppression, notamment des femmes, le corps est aussi le vecteur de la violence, en particulier de la violence d’État. Le fascisme, en tant que politique réactionnaire du corps, est à cet égard l’exemple type du mysticisme corporel, de l’irrationalisme biologique qui fleurit par ailleurs dans toutes les pratiques modernes qui exhibent le corps comme un fétiche, sinon comme un phallus et le monnayent comme une marchandise. Si tous les pouvoirs ont toujours pour objectif d’assujettir le corps, il devient urgent de briser le pouvoir, quel qu’il soit. Il est temps d’en finir avec ce corps qui sent la mort…
(Ce recueil rassemble des textes de : Michel Beaulieu, Michel Bernard, Jean-Marie Brohm, Michel Caillat, Daniel Charles, Michel Field, Michel Foucault, Pierre Fougeyrollas, Vladimir Jankélévitch, Christiane Loubier, Jean-François Lyotard, Didier Moriau, Marc Perelman, Louis-Vincent Thomas, Paul Virilio.)

224 pages
ISBN : 2-906229-01-6
Prix public : 15,00 €